Merci à nos pompiers, ces femmes et ces hommes qui affrontent le feu
Chaque année, partout en France, des femmes et des hommes se mobilisent pour protéger les populations, les habitations, les animaux et nos espaces naturels face aux incendies.
Je souhaitais consacrer cet article à celles et ceux que l’on appelle les soldats du feu : nos sapeurs-pompiers professionnels et volontaires.
Même lorsque notre département des Alpes-de-Haute-Provence est épargné, nous ne devons pas oublier ceux qui, ailleurs en France, affrontent un ennemi aussi puissant qu’imprévisible : le feu.
Derrière l’uniforme, des femmes et des hommes
Lorsqu’un incendie se déclare, les pompiers quittent parfois leur famille pour aller protéger celle des autres.
Ils interviennent pendant de longues heures, sous une chaleur étouffante, entourés de fumée et face à des flammes dont la direction peut changer brutalement avec le vent.
Il doit être extrêmement éprouvant, physiquement comme moralement, de se confronter à cet ennemi capable de détruire en quelques instants des maisons, des forêts, des animaux et des années de travail.
Malgré la fatigue et le danger, les pompiers continuent d’avancer pour protéger les habitants, évacuer les personnes menacées et tenter de préserver nos paysages.
Les sapeurs-pompiers volontaires représentent près de 80 % des pompiers en France et assurent une grande partie des interventions quotidiennes, en particulier dans les territoires ruraux. Les effectifs nationaux ne sont pas forcément en baisse, mais la disponibilité des volontaires, notamment en semaine, reste une véritable difficulté selon les territoires.
Un immense merci aux pompiers de toute la France
À tous les pompiers mobilisés partout en France, je souhaite simplement dire :
Merci.
Merci pour votre courage.
Merci pour votre engagement.
Merci pour les risques que vous prenez.
Merci pour toutes ces heures passées loin de vos proches.
Merci pour votre présence lorsque les habitants vivent parfois les moments les plus difficiles de leur vie.
Merci également à toutes les personnes qui interviennent à vos côtés : pilotes de Canadair, de Dash et d’hélicoptères, personnels de la Sécurité civile, militaires, gendarmes, policiers, agents forestiers, bénévoles, élus et agents des collectivités.
Votre travail, votre courage et votre dévouement forcent le respect.
Merci également aux agents de l’ONF
Je souhaite aussi remercier les agents de l’Office national des forêts et toutes les équipes chargées de la Défense des forêts contre les incendies, appelée DFCI.
Leur travail est souvent moins visible, car il commence bien avant l’arrivée des premières flammes.
Tout au long de l’année, les forestiers assurent des missions de prévention et de sensibilisation. Ils participent notamment à l’entretien des pistes d’accès, des citernes, des points d’eau et des zones d’appui à la lutte. Ils contrôlent également l’application des obligations légales de débroussaillement et conseillent les autorités dans la préparation des dispositifs de surveillance.
Lorsque l’incendie se déclare, les équipes de l’ONF peuvent également venir en appui des pompiers, notamment grâce à leur connaissance du terrain, à la cartographie des zones incendiées et à l’évaluation de l’évolution possible du feu.
Ce travail réalisé toute l’année est essentiel. Il permet de faciliter l’accès des véhicules de secours, de ralentir la progression des flammes et d’offrir aux pompiers des espaces depuis lesquels ils peuvent intervenir dans de meilleures conditions.
Des missions de plus en plus importantes avec des moyens sous tension
Les risques évoluent, les périodes de sécheresse se multiplient et les missions confiées aux pompiers comme aux agents forestiers sont de plus en plus importantes.
La Cour des comptes a souligné la fragilité financière de l’ONF ainsi que les tensions existantes sur ses ressources humaines, alors même que ses missions de surveillance et de protection des forêts contre les incendies doivent être renforcées.
Du côté des pompiers, la difficulté ne se résume pas uniquement au nombre de personnes engagées. Elle concerne également leur disponibilité réelle, les équipements, les véhicules, le financement des services départementaux d’incendie et de secours et la capacité à maintenir suffisamment de personnels mobilisables dans tous les territoires.
Le courage et le dévouement sont indispensables, mais ils ne peuvent pas remplacer des moyens humains, matériels et financiers suffisants.
Nos pompiers, nos forestiers et l’ensemble des acteurs de la sécurité civile méritent notre reconnaissance. Ils méritent également des moyens à la hauteur des risques auxquels ils doivent faire face.
La prévention est aussi une manière de les protéger
Le meilleur moyen de remercier nos pompiers est également de tout faire pour éviter qu’ils aient à intervenir à cause d’une imprudence.
En France, environ neuf départs de feu sur dix sont liés à une activité humaine, qu’elle soit volontaire ou accidentelle. Un mégot jeté au bord d’une route, un barbecue trop proche de la végétation, des travaux produisant des étincelles ou un brûlage mal maîtrisé peuvent provoquer un incendie aux conséquences dramatiques.
Chacun de nous doit donc rester vigilant :
ne jamais jeter de mégot dans la nature ou depuis un véhicule ;
ne pas allumer de feu ou de barbecue à proximité de la végétation ;
éviter les travaux produisant des étincelles pendant les périodes à risque ;
respecter les interdictions d’accès aux massifs forestiers ;
éloigner le bois, les bouteilles de gaz et les produits inflammables des habitations ;
entretenir son terrain et respecter les obligations de débroussaillement ;
signaler immédiatement toute fumée suspecte.
Un départ de feu évité, ce sont peut-être des vies, des maisons et des hectares de forêt sauvés. Ce sont aussi des pompiers que nous évitons d’exposer inutilement au danger.
Une application pour voir les feux et effectuer un signalement
L’application collaborative Feux de Forêt permet de consulter une carte des incendies signalés, de suivre les informations disponibles et de transmettre un signalement géolocalisé, éventuellement accompagné d’une photographie.
Télécharger l’application
Cette application constitue un outil collaboratif d’information. Elle ne remplace ni les services de secours ni les informations diffusées par les autorités.
Si vous apercevez un départ de feu ou une fumée suspecte, la priorité absolue est d’appeler immédiatement le 18 ou le 112.
Il faut essayer d’indiquer le plus précisément possible le lieu, les accès, la direction de la fumée et l’importance apparente du feu. Une fois les secours prévenus et après vous être éloigné du danger, vous pouvez éventuellement compléter votre alerte par un signalement sur l’application.
Consulter la Météo des forêts
La Météo des forêts, proposée par Météo-France, indique quotidiennement le niveau de danger de feux de forêt à partir des conditions météorologiques prévues et de l’état de sécheresse de la végétation.
Elle ne localise pas les incendies en cours. Même lorsque le niveau affiché est faible, le risque d’incendie n’est jamais totalement absent.
Avant une promenade, une randonnée ou des travaux à proximité d’un espace naturel, il est également important de vérifier les restrictions décidées par la préfecture.
Les règles d’accès peuvent évoluer au cours de la saison en fonction du niveau de danger.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les règles ont été actualisées en octobre 2025
Dans notre département, le texte publié le 1er octobre 2025 n’est pas un décret, mais un arrêté préfectoral relatif aux obligations légales de débroussaillement, également appelées OLD.
Débroussailler ne signifie pas supprimer toute la végétation ou réaliser une coupe rase. Il s’agit de réduire la quantité de végétaux susceptibles d’alimenter un incendie et de créer des discontinuités entre les arbres, les arbustes et les constructions.
Dans les secteurs concernés, le débroussaillement doit généralement être effectué sur une profondeur d’au moins 50 mètres autour des habitations, constructions ou installations. Cette distance peut être étendue à 100 mètres par décision du maire ou du préfet. Les obligations concernent notamment les constructions situées à l’intérieur ou à moins de 200 mètres de certains massifs forestiers, landes, maquis ou garrigues classés à risque.
Le débroussaillement permet :
de diminuer l’intensité du feu près des bâtiments ;
de ralentir la propagation des flammes ;
de mieux protéger les habitants et leurs animaux ;
de faciliter l’accès des véhicules de secours ;
d’améliorer les conditions d’intervention des pompiers ;
de réduire les risques auxquels les secours sont exposés.
Cette obligation ne doit donc pas être considérée comme une simple contrainte administrative. Elle représente avant tout un geste de protection et de responsabilité.
Vérifier si son terrain est concerné par les OLD
Les propriétaires peuvent consulter le zonage informatif national afin de vérifier si leur habitation ou leur terrain est susceptible d’être concerné par les obligations légales de débroussaillement.
La carte nationale est informative. Pour connaître précisément les travaux à effectuer, il convient de consulter l’arrêté préfectoral applicable et, en cas de doute, de se rapprocher de sa mairie.
Les obligations lors de la vente ou de la location d’un bien
Depuis le 1er janvier 2025, les vendeurs et les bailleurs d’un bien immobilier situé dans une zone soumise aux OLD doivent obligatoirement informer l’acquéreur ou le locataire.
Cette information doit être donnée dès la publication de l’annonce immobilière et être intégrée à l’état des risques.
Lors d’une vente, le propriétaire doit également attester sur l’honneur que les obligations de débroussaillement ou de maintien en état débroussaillé ont été respectées. Cette attestation doit être annexée à la promesse puis à l’acte de vente.
Ces règles sont importantes pour la sécurité du bien, mais également pour permettre à l’acquéreur de connaître les travaux d’entretien dont il aura la responsabilité.
Les principaux textes officiels sur les OLD
Pour les personnes souhaitant consulter directement la réglementation, voici les principaux textes officiels.
La loi nationale sur le risque incendie
Cette loi a renforcé la politique nationale de prévention, les obligations de débroussaillement et l’information des propriétaires, acquéreurs et locataires.
Les textes relatifs à la mise en œuvre des OLD
Décret n° 2024-295 du 29 mars 2024 simplifiant les procédures de mise en œuvre des OLD
Arrêté national du 29 mars 2024 relatif aux obligations légales de débroussaillement
Arrêté du 1er avril 2025 modifiant l’arrêté national du 29 mars 2024
Le décret relatif à l’information des acquéreurs et des locataires
Ce décret a notamment prévu l’intégration des OLD dans l’information des acquéreurs et des locataires à compter du 1er janvier 2025.
Le Code forestier
Ces articles constituent la base légale nationale des obligations de débroussaillement.
Restons vigilants, même lorsque le feu semble loin
Lorsque les incendies sont éloignés de nos villages, il peut être tentant de penser que le danger ne nous concerne pas directement.
Pourtant, avec la chaleur, le vent et une végétation sèche, une situation peut évoluer très rapidement.
La prévention est l’affaire de tous : propriétaires, habitants, promeneurs, touristes, professionnels et collectivités.
Débroussailler, respecter les interdictions, consulter les cartes, éviter les comportements dangereux et prévenir rapidement les secours sont des gestes qui peuvent éviter un drame.
Merci à tous ceux qui protègent nos territoires
Cet article est avant tout un message de soutien et de reconnaissance adressé aux pompiers de toute la France.
À toutes celles et tous ceux qui affrontent les flammes, parfois au péril de leur vie :
merci pour votre courage, votre force et votre dévouement.
Merci également aux agents de l’ONF, aux équipes de la DFCI, aux personnels de la Sécurité civile, aux pilotes, aux militaires, aux forces de l’ordre, aux élus, aux agents communaux et aux bénévoles qui travaillent toute l’année pour protéger nos forêts et nos populations.
Prenons soin de nos forêts, de nos villages et de nos maisons.
Mais pensons également à protéger celles et ceux qui viendront nous défendre lorsque le feu menacera.
Dans le cadre de mon activité de conseillère en immobilier, je me forme et me tiens régulièrement informée des évolutions de la réglementation afin de pouvoir conseiller au mieux vendeurs et acquéreurs, notamment concernant l’entretien des terrains et les obligations légales de débroussaillement.
Retrouvez mes informations et mes conseils immobiliers dans les Alpes-de-Haute-Provence sur mon site Optimhome.
Laurence Gantel
Conseillère en immobilier Optimhome
Alpes-de-Haute-Provence